Le Village des Amis de Ramsès

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 Un roman en feuilleton, ça vous dit ?

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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 10 Fév - 4:06

On dirait que l'enquête de police va commencer à avancer.


Chapitre XXV

Au commissariat …

Après la fuite de leurs agresseurs, les ex-otages, que la police a fait sortir de la cuisine, sont encore, pour la plupart, hébétés.

Christine est la première à retrouver ses sens. Aussitôt, elle s’affaire à réconforter les autres, qu’elle fait asseoir dans la salle du restaurant. Elle fait allumer des bougies sur les tables, vu que la plupart des lustres sont en miettes, et demande aux serveurs d’apporter des boissons réconfortantes.

Dans l’intervalle, Bill Diamant et les « zèbres » Smet et Vandamme procèdent à un contrôle d’identité et prennent à chaud les dépositions des victimes.

Personne ne peut donner un signalement précis des bandits dont on ne voyait que les yeux. À travers les trous des cagoules. Le plus grand, qui était visiblement le chef, devait mesurer environ 1 m 90 et il était très mince. Tous les témoins sont unanimes quant à son accent slave.. Quant aux deux autres, qui n’avaient pas prononcé un mot, l’un était assez petit – environ 1 m 65 – et plutôt rondouillard; l’autre, apparemment assez musclé, devait avoir environ 1 m 75.

Vient enfin le tour de Christian qui n’est pas très à l’aise, vu qu’il n’a pas de pièce d’identité, comme on le sait.

Ahah ! fait Bill Diamant. Je me vois contraint de vous demander de nous suivre au commissariat. Les autres peuvent partir mais sont priés de répondre à une éventuelle convocation, pour le cas où …..

Christine intervient : « Inspecteur, permettez : mon ami est blessé au genou d’avoir fait une chute et je voudrais le soigner avant de partir. En outre, il faut que je donne des instructions au personnel pour demain. »

Bill fronce les sourcils mais il ne peut pas refuser d’acquiescer à cette demande.

Christine va chercher dans l’armoire à pharmacie, dans le petit réduit attenant à la cuisine, un flacon de mercurochrome, un autre d’éther, du coton chirurgical, de la gaze stérile et une bande élastique.

Le genou n’est pas beau à voir : il est écorché et enflé.

Avec dextérité, Christine nettoie la blessure, ce qui arrache un cri de douleur au malheureux. « Christian ! Tu est vraiment trop douillet ! » Et sur ce, elle se met en devoir de bander le genou après y avoir posé un carré de gaze.

Maintenant, elle demande au cuistot et aux serveurs de venir tôt le lendemain et de tâcher de remettre un peu d’ordre dans la salle. De son côté, elle cherchera un électricien et fera remplacer les lustres endommagés. Elle entend d’ici ce que Georgette dira quand elle rentrera, Georgette qui peut être terriblement râleuse à ses heures.

Enfin, les volets sont descendus, la grille de la porte d’entrée est baissée et tout le monde sort par la porte de service que Christine verrouille.

Le cuistot et les deux serveurs s’en retournent chez eux, tandis que les deux amants, embarqués dans une voiture de police banalisée, roulent vers le commissariat en compagnie des inspecteurs.

Une fois sur place et après la rituelle prise d’empreintes digitales à toutes fins utiles, Bill Diamant fait signe à un des « zèbres » d’emmener Christian dans une petite salle proche de son bureau, où le sans-papier sera interrogé. Après quoi, ce sera le tour de Christine.

En fait, cette prise d’empreinte est assez inhabituelle vu que ces deux-là ne sont pas en état d’arrestation. Mais Bill a une sorte d’intuition.

Christine ne sait trop quelle contenance adopter tandis que Bill la fixe sans dire un mot. « Il va falloir jouer serré, ma vieille », se dit-elle. « Pourvu que Christian ait le bon sens de se taire. »

Pendant ce temps, à l’invite de l’inspecteur Smet, Christian décline son identité.

« Pourquoi n’avez-vous pas de pièce d’identité ?» interroge l’inspecteur.

« Inspecteur, je n’en sais rien. Soit elle m’a été volée, soit je l’ai perdue, mais quant à dire où et comment … ».

«C’était pour y dîner que vous vous être rendu avec votre amie au Dragon d’Or ? »

« En fait, Christine, à la demande de son amie, la patronne du restaurant, doit assurer temporairement la direction de l’établissement. Mais bien sûr, nous aurions mangé s’il n’y avait pas eu cette horrible agression. »

« Avez-vous une idée de ce qui a bien pu motiver cette attaque ? Pensez-vous que d’était à la patronne que les malfrats en voulaient ? Lui connaissez-vous des ennemis ?»

« En réalité, je ne connais la patronne du Dragon d’Or que par ouï dire. » répond Christian.

« Bon, ce sera tout pour l’instant. ». Et l’inspecteur Smet fait sortir Christian de la petite salle.

De retour dans le bureau, il apprend à son chef que les deux témoins n’ont pas mangé, vu les circonstances.

Sur l’ordre de Bill, le « zèbre » s’empresser d’aller quérir des sandwichs dans un petit snack proche du commissariat et qui est ouvert toute la nuit.

C’est maintenant l’inspecteur Vandamme qui emmène Christine pour l’interroger.

Christine est priée de montrer à nouveau sa carte d’identité.

« Expliquez-moi ce que vous alliez faire au Dragon d’Or. Et donnez-moi vos impressions quant à cette mystérieuse agression. »

Christine se garde bien de parler de son entretien avec Chahut. Et elle ne dit rien de plus que ce que Christian a déjà répondu.

Au moment où Christine sort de la salle d’interrogatoire, une certaine effervescence se manifeste dans les locaux voisins. Dans le même temps, l’inspecteur arrive avec les provisions.

« Voici, Chef. Mais il n’y avait plus de baguette et j’ai donc commandé des pistolets, dont deux pour vous. Il y a du choix : beurre-jambon-fromage, thon piquant, poulet au curry, pain de viande-salade de céleri rave, roastbeef-crudités et salade d’œufs. »

« Ah ! Les bons pistolets dont tous les Belges, du Nord au Sud, se régalaient au petit déjeuner du dimanche matin, quand j’étais petit. » pense Bill avec attendrissement.

L’inspecteur Smet va chercher le café fumant dont l’odeur remplit la pièce d’arômes délicieux.

L’agent Proximus, qui est à nouveau en service de nuit, tend une note, alors que Bill se prépare à procéder à la distribution des petits pains ronds fourrés.

Après un coup d’œil à la note, Bill, dont le visage s’est rembruni, interpelle les deux amoureux qui salivent déjà devant cette nourriture. « Heureusement qu’on vous nourrit, parce que vous allez devoir passer la nuit ici. »

Sans cérémonie, deux agents poussent les deux malheureux dans la cage utilisée pour les gardes à vue. Et là, assis sur le petit banc, ils commencent à manger en silence, leurs tasses de café posées entre eux deux.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 17 Fév - 0:21

Voici un chapitre qui ravira sans doute les amateurs de films d'horreur. Avec quelques clins d'yeux à 007 et un peit au capitaine Haddock.

C'est le dernier avant que je ne rentre de vacances. Bonne lecture.



Chapitre XXVI

Chahut et Chang ont très chaud

La machine s’arrête avec un grincement sinistre, tout près de la colonne où les deux amis sont enchaînés.

Ces derniers découvrent avec épouvante qu’il s’agit d’une longue table à scier, montée sur quatre roues et équipée de quatre sangles épaisses. Au milieu, une fente pratiquée sur toute la longueur sert de guide à une lame de scie circulaire.

Le malfrat blond fait un signe et les deux amis voient venir de derrière un empilement de caisses, une créature à donner le frisson : un énorme type avec des bras comme de grosses bûches. Le type porte sur la tête une sorte de chapeau melon assez bizarre.

« Prêt pour la première démo, Cachalot ? ». A ces mots, le type dévoile des dents taillées en biseau. Des dents qui luisent d’un éclat métallique

Il ôte son chapeau et le lance avec force sur la colonne faisant face à celle contre laquelle les deux amis se débattent en vain : les chaînes sont trop solides.

Le bord coupant du chapeau cisaille la colonne, laissant une entaille profonde dans la masse de fonte..

« Deuxième démo » intime le blond.

Sur ce, Cachalot saisit une grosse poutre, la dépose et la maintient sur la machine, puis met en marche le moteur de la scie. La lame s’avance lentement vers la poutre dans laquelle elle finit par entrer comme dans du beurre, en émettant le bruit aigu caractéristique des scies circulaires.

Dans le silence qui suit, on entend maintenant un bruit de castagnettes : Chahut et Chang claquent des dents en roulant des yeux fous. Ils ont compris ce qui les attend.

Sur un nouvel ordre de son patron, Cachalot, tenant d’une main Chang par le cou, détache celui-ci de l’autre main. Il le porte vers la table comme si c’était un sac de plumes, l’attache aux poignets et aux chevilles à l’aide des sangles et attend un autre signe de son patron.

Bon, fait l’abominable truand. « Toi, le mec au borsalino, c’est le moment de me dire ce que je veux savoir ou bien ton copain le chinetoque va se retrouver en deux morceaux d’ici pas longtemps. »

« Alors, je veux savoir ce que sont devenues les caisses de boîtes pour chats qu’un de mes correspondants avait placées dans la cale du navire d’un certain Christian à l’insu de ce dernier. Il faut dire que ce n’était pas difficile, vu que le Christian a l’habitude, très mauvaise pour sa santé, de s’imbiber de vodka et de rhum. Enfin, bref. »

Et d’ajouter avec un sourire sadique : « la vitesse de déplacement de la scie est réglée à cinq centimètres par minute. Tu as donc au plus vingt minutes pour cracher le morceau. Sinon, passé ce délai, la lame va tâter de la chair fraîche. Et toi, c’est Cachalot qui te réglera ton compte. Il adore faire craquer les os. »

Chang, quasi évanoui sur la table, invoque les esprits de ses ancêtres en leur demandant de lui donner la force de mourir dignement. C’est dingue, il va mourir pour rien car il ne sait absolument rien de cette cargaison de boîtes pour chats.

« Cachalot, moteur ! »

La scie démarre et la lame avance millimètre par millimètre en direction de la future victime. Le moteur bourdonne ….

Chahut, suant à grosses gouttes, essaie de trouver quelque chose de plausible à raconter à leur bourreau.

« Ok, je vais dire ce que je sais et ce n’est pas grand chose. Mais auparavant, je voudrais savoir ce que sont devenues les deux serveuses du Golden Phoenix. Et aussi ce qu’est ce mystérieux colis que nous devions prendre dans cet entrepôt»

« La ferme ! Je te signale que cinq bonnes minutes se sont écoulées depuis que la scie est en mouvement. Tu as intérêt à accoucher vite fait ! Les petites poufiasses vous seront rendues lorsque vous aurez exécuté à la lettre toutes mes instructions. »

Chahut tente de rassembler ses idées. La seule piste qu’il a concernant ces boîtes pour chats, c’est ce que Cocotte lui a dit concernant le Chinois assassiné. Mais il ignore si ce dernier a donné un indice à Cocotte quant à l’endroit où il a planqué ces fameuses boîtes. Il faut donc convaincre l’autre affreux que s’il veut remettre la main sur sa précieuse cargaison, il doit les relâcher, Chang et lui.

« Ecoute, je sais qu’un Chinois a été poignardé et qu’il doit y avoir un rapport entre lui et les boîtes. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à Anvers, parce que je pensais pouvoir trouver des indices en fouinant sur le port. Mais si c’est ta bande qui a buté le chinetoque avant de l’avoir fait parler, c’est que vous êtes un tas de débiles qui agissent et puis seulement réfléchissent. »

Cette fois, le blond commence à voir rouge. Il perd patience mais domine son envie d’exécuter illico ses deux prisonniers. Il ne va pas commettre la même erreur qu’avec le voleur de boîtes. Il sait que Jacky va craquer. Personne n’a jamais pu résister à une telle torture.

« Alors, ça vient ? Il ne reste que dix minutes avant que ton ami ne soit réduit à l’état de pièces détachées. Tu vois bien à quelle distance se trouve maintenant la lame de la scie. »

Chahut, se tordant en vain dans ses chaînes, se demande comment il va faire pour ne pas mettre Cocotte en cause. Il a promis à celle-ci qu’il ne lui arriverait rien. Or, s’il parle d’elle au truand, elle sera vraiment en danger. Et puis, il n’est pas certain que son client lui ait dit quelque chose de concret concernant la planque des boîtes.

La lame de la scie commence à se rapprocher dangereusement du corps du pauvre Chang qui a maintenant carrément perdu connaissance.

« Fais arrêter cette infernale machine. Il faut qu’on se mette d’accord …. »
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Mac Breheny
Bizutage réussi
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 17 Fév - 11:10

Hello everybody,

Ca fait un bout de temps que je ne suis pas venu.
J'ai du louper quelques épisodes et il va falloir que je me mette à jour.
Cdlt
Mac
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 17 Fév - 11:21

Tu as tout le temps de lire. Je n'écrirai plus rien avant une bonne dizaine de jours.

Et puis, je vais mettre à jour ma version en format Word et elle peut être obtenue sur demande.

Pour le moment, à fond la caisse dans les souvenirs de films ou de BD.

J'apprécie la critique et je ne demande pas mieux que d'avoir des avis sur certains de mes chapitres un peu délirants.

Pour le moment, ça tourne encore au macabre mais l'histoire va bien finir. Je connais la fin, mais je ne sais pas encore par quels cheminements je vais y arriver.

J'espère seulement que ces textes amusent les lecteurs autant que je prends plaisir à les écrire.

@+
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sassmb
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Dim 26 Fév - 0:41

A qd l'adaptation cinématographique ?
je sors
bises coucou
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Dim 26 Fév - 2:42

Ben pour ça, je devrais trouver une équipe de bénévoles !

Mais si jamais ce gag de roman devait trouver un lectorat plus large et une adaptation en film, j'en reverserais les droits à une association utile.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 9 Mar - 3:25

Voici le chapitre 27

Pour savoir comment vont s'en tirer les amis à Anvers, un peu de patience !

Chapitre XXVII

Des états d’âme et rien encore de concret

Un témoin vient d’arriver.. Il s’est présenté spontanément après avoir vu les avis de recherche à la télé.

L’agent de service à l’accueil l’a bien observé. Le témoin est un petit bonhomme chafouin, casquette à carreaux, chemise à carreaux aussi, pas très nette. Jeans crasseux.Veston en tweed dont on identifie mal la couleur. Panse de bière (typique des alcoolos qui se shootent à la bière toute la journée). Les yeux bleus délavés et rouges et une barbe de cinq jours. Une élocution incertaine et un équilibre tout aussi bizarre. Le verbe haut aussi.

« M’sieur l’agent …. Hic … J’ai vu la scène … Hic … J’ai bu … heuh, j’ai vu le type sur le trottoir … La dame s’est penchée sur lui mais je n’ai pas vu exactement ce qu’elle a fait. Mais je crois bien qu’elle tenait un couteau à la main. Enfin, ik geloof dat – een mes in de hand – Nee ik had niet te veel gedronken» (enfin, je le crois – un couteau dans la main – non, je n’avais pas trop bu).

Après un appel à l’interphone, l’individu est amené dans le bureau de Bill Diamant. Celui-ci, se grattant toujours les cheveux, se demande ce qu’il va encore bien pouvoir apprendre dans le cadre de cette enquête qui n’avance pas.

Casquette à la main et très mal à l’aise, l’individu entre dans le bureau et attend.

Bill, se prenant pour Maigret à ses heures, laisse mijoter un peu le type. Il le regarde en coin en essayant de faire une idée du personnage qu’il a devant lui.

Ah, soudain, il allume une pipe. Très inhabituel parce que normalement, il se grille un cigarillo du type « Señioritas ». Une faiblesse qu’il ne veut pas qu’on connaisse même si ses proches savent qu’il est « à voiles et à vapeur ».

Bill n’a en fait pas très envie d’exercer son métier pour le moment. Il a des tas de soucis de santé, le Bill. Et pas de famille à qui pouvoir s’en ouvrir. Après son temps de service, il ira voir sa vieille amie, une clodo prénommée Annie – Annie la Malchance – qui crèche sous un pont du canal du côté d’Anderlecht.

Annie ! Elle est vieille et moche – cheveux gris en bataille, mal contenus par quelques ronds d’élastiques à chemises de documents, yeux éteints et costume informe quoique très confortable pour l’hiver.

Bill ne sait pas pourquoi mais il sent qu’elle n’a pas toujours été comme ça.

« Chef, sauf votre respect, que devons-nous faire du témoin ? ». Ainsi parle l’agent Proximus qui malheureusement pour lui est encore de garde.

A ces mots, Bill sort de ses pensées et regarde enfin le type assez minable qui est assis dans un coin du bureau, les yeux fixés sur le plancher et tortillant son couvre-chef.

« Nom, prénom, adresse ».

Mais …. Je les ai déjà donnés à un des inspecteurs ….balbutie le pauvre diable.

Deux fois plutôt qu’une, ça ne nuit pas, fait le Bill Diamant, gêné d’avoir été subitement tiré de ses pensées moroses.

« Jan De Pauw, sans domicile fixe ».

Alors, dit Bill, que faisiez-vous dans le coin où vous dites avoir vu quelque chose ? Et puis, c’était où encore ?

« Ben, ik was bij (j’étais près) de la rue de la Tranquillité. Plots heb ik iemand gezien … (soudain j’ai vu quelqu’un …). »

Et ? s’impatiente l’inspecteur en chef. « Toi, tu parles en français ou en flamand mais pas les deux en même temps, alors choisis.»

« Et puis que trafiquais-tu de ce côté-là ? »

Le témoin se trouble, rougit, tremble. Il retrouve tout de même un peu de présence d’esprit.

« Monsieur, je suis en marge de la société mais ça ne vous donne pas le droit de me tutoyer. Je ne trafiquais rien. Je cherchais juste dans les poubelles quelque chose qui aurait pu m’être utile. Et c’est alors que j’ai vu la dame … »

Bon, dit Bill, on va « vous » faire identifier la personne.

Suivant la procédure habituelle, le témoin est conduit dans une salle équipée d’une glace sans tain. Une à une des femmes entrent, porteuses d’un numéro et se placent en rang …

Alors, « Monsieur », reconnaissez-vous la dame parmi cette rangée de femmes ?

Jan regarde attentivement et après, un moment d’intense réflexion, il pointe du doigt la numéro 4.

« C’est celle-là, j’en suis sûr ».

Il vient d’identifier Christine ! Laquelle n’en mène pas large. Mais qui ne sait toujours pas pourquoi elle est retenue en garde à vue.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 10 Mar - 6:56

Bon, je publie pour le roi de Prusse (je suis polie, là, par respect pour le pape).

Chapitre XXVIII

Ouf, il était moins une …

Le blond malfrat fait un signe à Cachalot qui aussitôt stoppe la machine infernale. Il était temps !

« Je t’écoute, Chahut et tu as intérêt à chanter juste. »

Ben, voilà, dit Chahut, je ne sais toujours pas pourquoi toi et ton patron s’en prenez à nous deux.

Ta camelote, je ne l’ai pas et je ne sais pas où elle est. Chang n’en sait rien non plus. Et en plus, pourquoi avoir enlevé les serveuses ? Sauf comme moyen de pression sur Chang, parce sinon, leur cervelle de moineau ne pourrait rien t’apprendre.

Au fait, le « cadeau » que tu as laissé dans leur appartement est de très mauvais goût. Et en plus un appât pour les limiers de la police. Ils ne vont pas se priver de remonter la piste. Vous avez une case en moins, dans ta maffia ?

A ces :mots, le blond, se sentant piqué, réagit avec violence.

« Tu vas regretter d’avoir dit ça ! Je sais que tu es mêlé à cette histoire et ton ami Chang aussi. Sinon pourquoi serais-tu ici après avoir reçu la visite de l’amie du Christian qui commande le navire sur lequel la came a été dérobée ? »

C’est donc ça, fait Chahut ! Tu ferais quoi si tu étais à sa place ? Imagine : elle trouve sur son trottoir son ancien amant blessé, ensuite une boîte de nourriture pour chat contenant de la drogue et pour finir, le cadavre d’un asiatique qui se balade dans la nature immédiatement après ! Difficile de s’en remettre à la police dans ces conditions. Il était donc normal qu’elle cherche de l’aide ailleurs.

« Ah, avec ça, mon salaud, tu n’es pas très malin non plus ! Que pensais-tu faire avec les infos que tu pouvais glaner ici ? »

Chahut sent un froid sur sa colonne vertébrale. Là, il est mal pris. Ils ne sont finalement pas si cons que ça, ces maffiosi russes.

« Rien qui puisse compromettre vos intérêts. Je voulais seulement pouvoir rassurer la pauvre femme en ce qui concerne le problème de son amant. Et accessoirement trouver ceux que je pouvais mettre en garde vu qu’il y aurait immanquablement une enquête de police . Maintenant, c’est toi qui me prends pour un con. Je ne suis ni indic ni vendu »

Le blond – au fait, il s’appelle Michka Youreev – fronce les sourcils. Que va-t-il faire de ces deux colis encombrants. S’il les tue, il lui faudra les faire disparaître et puis, il n’en aura rien tiré. Sale histoire qui lui vaudrait bien sa condamnation à mort. Il ne rigole pas, le chef. Et même une crapule finie comme Michka est encore loin d’être aussi amoral.

Une idée ! Il va leur mettre un émetteur dans le bide – et avec un programme pour les couiquer s’ils ne filent pas droit.

Sur un claquement du doigt, Cachalot se repointe.

« Alors, mes petits chéris, vous allez suivre mes instructions à la lettre. Chang devra s’arranger pour écouler mon stock de viande de chien avariée. Celui-là qui est dans le conteneur que vous devrez emporter. Ici, dans l’entrepôt. Et bien sûr, pas un mot à la volaille.

Chahut, toi, tu vas devoir essayer d’en savoir plus sur celui qui a subtilisé mon chargement de boîtes pour chats. C’est vrai, nous avons commis une erreur en l’assassinant avant de lui avoir fait cracher le morceau . Mais ‘errare humanum est’. Tu comprends ? »

Avant même que Chahut n’ait eu le temps de répondre, sur un nouveau claquement de doigt, Cachalot, avec son sourire métallique, a apporté un bizarre matériel – du genre de celui avec lequel on injecte une puce électronique aux chiens.

Sauf que la seringue est encore un peu plus grosse.

Sur un nouveau signe de son maître, le cerbère s’empare d’un bras de Chahut et lui injecte la puce mortelle.

Chahut a serré les dents pour ne pas hurler mais la douleur est terrible.

Après quoi Cachalot tente de répéter l’opération sur Chang toujours évanoui. Ah, manque de pot, Chang est un peu maigre et il n’est pas facile de trouver un endroit adéquat pour l’injection. Le bras ? Non, vraiment trop mince. La cuisse ? Non, pas assez étoffée non plus. Reste une fesse.

A l’instant où la grosse pointe pénètre la peau de la partie la plus charnue de son individu, Chang revient à la connaissance et pousse un hurlement à ébranler le bâtiment. Cachalot qui ne fait pas dans la dentelle a dû toucher un nerf au passage.
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