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 Un roman en feuilleton, ça vous dit ?

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Ramsès II
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MessageSujet: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 9:11

Voilà, il n'y a pas loin de deux ans, j'avais commencé à écrire un roman, polar mi-rose mi-noir.

Sur la base d'un gag de mon ami Chris59. Qui a d'ailleurs alimenté plus d'un chapitre.

Je vais vous livrer une première page et si ça vous plaît, si vous voulez en connaître la suite, faites-le savoir.

Sinon, je fermerai le sujet.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 9:25

IL ARRIVA PAR UN TEMPS FROID ……


Chapitre I

Quand le passé resurgit de nulle part …

Il arriva par un temps froid, frappa à la porte et dit "bonjour ...".

La femme qui avait ouvert la porte le regardait d'un oeil soupçonneux. La lumière qui filtrait du couloir jetait des reflets jaunes sur la neige accumulée sur le trottoir.

On était en décembre, à quelques jours de Noël. La neige enrobait les branches nues des arbres de l'avenue. Il y avait longtemps qu'on n'avait plus vu pareil tapis blanc.

Elle dit "bonsoir". Si vous ne l'avez pas encore remarqué, il est près de 21 heures. A cette heure, monsieur, on dit bonsoir et non bonjour. Et que nous voulez-vous ?

A ces mots, l'homme paraît s'éveiller d'un songe qui ne devait pas être agréable, à en juger par le pli qui lui barrait le front.

Salut, Christine, tu ne me reconnais pas ? Je suis Christian.

Elle s'appelait effectivement Christine, mais pour le moment, le visage de son interlocuteur ne lui disait pas grand chose. Pourtant, la casquette et la veste de marin éveillaient en elle quelques vagues souvenirs.

Oui, c'est moi, Christian, celui qui t'emmenait au fil de l'eau sur son joli bateau. Celui que tu appelais ton prince charmant. En ce temps là, tu te moquais toujours de mes chaussettes qui, disais-tu, te faisaient penser à celles de Sébastien, un des personnages de l’opérette "L’auberge du cheval blanc".

Christine le regarde maintenant d'un autre oeil. Tout à coup ses yeux s'écarquillent et sa bouche s'arrondit en cul de poule.

Elle n'a pas le temps de laisser sortir le moindre mot de sa gorge nouée : Christian vient de s'effondrer dans la neige. Il est blême, il ne bouge plus. Respire-t-il encore ?

Christine ne peut le laisser ainsi. S'il vit encore, il risque de prendre la mort dans ce froid. En ahanant, elle le tire par les pieds, le traîne à l'intérieur, ferme la porte à clé et tente de reprendre sa respiration. Son coeur bat la chamade mais pas uniquement à cause de l'effort qu'elle vient de faire.

Grâce à la lumière, elle reconnaît celui qu'elle vient de sauver ! Elle va chercher la bouteille de rhum et remplit un grand verre à ras bord. Elle lui fait boire une grande gorgée puis se penche sur lui et approchant ses lèvres des siennes, elle lui fait du bouche à bouche afin de le ranimer. Christian feint de ne pas se réveiller afin de profiter plus longuement du baiser, car Christine ne fait pas que du bouche à bouche, elle fait semblant également.. Ainsi, ils s'embrassent longuement, étreints par les souvenirs ...........
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Xtian
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 10:28

Ca démarre bien et çà me plait beaucoup.
Et puis je trouve que c'est une très très bonne idée ce feuilleton.
Surtout, ne ferme pas le sujet !
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 11:43

Ok et merci. La suite dans pas longtemps.
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Passante
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 12:33

Bonjour Ramsès et Xtian,

Oui bonne idée et vivement la suite.
Merci !
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 12:51

Après ce long, long et goulu intermède, tout à coup, Christine revient sur terre. Ciel, elle a du sang sur ses vêtements. Oh Dieu tout puissant ! Christian est blessé. Il a besoin de soins.

Elle lui arrache la veste, envoie promener la casquette, déchire la chemise - pas besoin d'ôter la cravate, il n'en porte pas, il n'en portait jamais. Et elle voit avec consternation un petit trou rond, tout rouge, tout saignant, pas très loin du coeur. Deux centimètres plus bas et Christian aurait rejoint ses ancêtres, vite fait, bien fait.

Christian a beau avoir perdu beaucoup de sang, il lui en reste encore assez pour manifester concrètement ses émotions. Et encore assez de force dans les bras pour tenter d'enlacer celle qui lui fut si chère.

Mais Christine ne veut pas l'entendre de cette oreille. Il faut extraire la balle et cautériser. Elle va le faire, avec les moyens du bord - pas le temps d'appeler un médecin et pour lui dire quoi, au médecin, d'ailleurs ?. Elle sait que quand elle en aura terminé, elle s'évanouira, mais pour le moment, elle doit tenir le coup.

Il reste heureusement encore assez de rhum dans la bouteille pour désinfecter la plaie. Pour extraire la balle, elle passe son couteau éplucheur à la flamme d'une allumette, puis donne un gros coup de poing au menton de Christian, qui s'évanouit derechef. Serrant les dents, Christine parvient à faire sortir cette maudite balle, qu'elle saisit avec sa pince à épiler. Elle la dépose dans un bocal. Ensuite, elle chauffe à nouveau la lame du couteau et l'applique sur la plaie. Quelle atroce odeur de cochon brûlé !.

Ouf, le sang s'est arrêté ! Reste à panser la plaie. Avec quoi, panique-t-elle ? Heureusement, il reste dans l'armoire une paire de draps de lit fraîchement lavés. Elle en sort un, se met en devoir d'en faire de la charpie et le tour est joué.

Reste à trouver de quoi installer le blessé confortablement. Comme Christine n'a pas assez de force, elle ne peut le porter dans son lit. Donc, elle improvise un lit de fortune avec les coussins du canapé, qu'elle glisse à grand peine sous le grand corps inerte, et deux ou trois oreillers. Une bonne couverture chaude au-dessus du drap de lit épargné et Christian peut dormir tranquille.

Aïe, dit Christian en se réveillant. Qui m'a tapé comme ça sur le menton? Et soudain il sent la douleur que lui cause le trou fait par la balle au-dessus de son cœur. Il se met à suer à grosses gouttes qui lui coulent le long du front qui est un peu dégarni du fait qu'il n’a plus beaucoup de cheveux! Ca fait mal, crie-t-il ! Ne bouge point, dit Christine en le regardant d'un air triste ! Elle pense : "va-t-il survivre?"

Que m'est-il arrivé ? demande Christian ! Je ne sais pas ! répond Christine !

Dans la tête de Christian tout se mélange, il voit deux grands yeux, un homme avec un imperméable, il entend un coup de feu. Mais "que m'est-il donc arrivé ?" se dit-il !

Il rejette la couverture sur le côté et il demande "qui donc êtes-vous ?"

A cet instant, Christine qui s'était effectivement trouvée mal après ce pénible travail, revient à la conscience. Christian, que t'arrive-t-il encore ? Tu es amnésique ! Voilà qui risque de compliquer l'enquête.

Qui êtes-vous, madame ? Et où suis-je ? Et que m'est-il arrivé ?
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Blues'Girl
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 14:08

Bonne idée et merci de cette suggestion Ramsès !

Bravo pour ce début... l'histoire est palpitante et nous tient en haleine !

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sassmb
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 22:25

A FOND POUR LOL cheers
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Jeu 19 Jan - 23:18

Ok. Je vais donc continuer.

Un peu de patience pour les suites.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 1:16

Suite.


Christian, tu es arrivé chez moi, blessé et au bord de la catastrophe. Ne t'inquiète pas, je vais tout mettre en oeuvre pour que tu recouvres la mémoire et comme ça, l'enquête pourra démarrer. D'ailleurs, je vais commencer sans attendre, dit Christine, qui rêvait depuis longtemps de faire un truc comme ça.

Après avoir fait boire un bouillon à Christian, elle l'installe plus confortablement afin qu'il puisse reprendre des forces. Je verrai bien à son réveil se dit-elle, puis elle décide de regarder dans sa veste pour voir s'il il n'y aurait pas un indice.

Une chose traverse l'esprit de Christine : il doit sûrement être revenu d'un long voyage sur toute les mers du monde. Il a dû naviguer, affrontant des tempêtes, essuyant des cyclones. Mais qu'est-ce qui avait bien pu le pousser à revenir, qu'a-t-il découvert ? Dans quel port son bateau est-il ancré? Peut-être trouverai-je un début de réponse dans sa veste, pense Christine, méditative.

Chapitre II

Une mystérieuse étiquette

La nuit porte conseil, dit-on. Mais quand Christine se leva, elle ne savait plus trop où elle en était. Elle alla donc se mettre la tête sous le robinet.

Ah, je me souviens, maintenant. Le pauvre, il avait de la fièvre, il disait des choses que je ne comprenais pas. Ah oui, il faut que je fouille les poches, se dit Christine.

Dans la poche droite, elle trouve un paquet de tabac à rouler et un vieux ticket de métro.

Dans la poche gauche, une étiquette de boîte à conserve. Déchirée et difficile à déchiffrer. Une tête de chat, sur l'étiquette. Donc, ça devait être une boîte de nourriture pour chat. Reste à identifier la marque.

Christine n'a pas trop d'idées là-dessus, parce que depuis longtemps, elle cuisine pour ses chats et les boîtes sont prohibées.

Je vais aller au super-marché, étudier les marques de boîtes pour chats, décide-t-elle. Et là, on verra. Elle a entendu parler de découvertes bizarres dans les lots de marchandises.

En attendant, Christian est en sécurité chez elle et elle a fermé la porte à double tour. Et elle l'a plus ou moins ligoté, afin qu'il ne fasse pas de bêtise avant son retour. Il ne faudrait pas que la plaie se remette à saigner.

Chemin faisant, elle se demande si Christian est bien resté à naviguer sur les canaux avec sa péniche.

Oui, l'idée qu'il avait pu bourlinguer sur les mers l'a déjà traversée. Il pouvait, il avait le brevet pour ça. Mais diable, pourquoi l'avait-il quittée presque sans mot dire ?

Pendant que Christine se posait un tas de questions, Christian se remettait tout doucement. Il ouvrit un œil, puis l'autre. A ce moment il vomit tout son bouillon sur le tapis fraîchement nettoyé !

Aïe aïe aïe, pensa-t-il, que va dire la madame qui m'a guéri, puis il se précipita sur le lavabo pour y tirer de l’eau et nettoya tout dare-dare !

Il regarda dans ses poches et s'aperçu qu'on avait fouillé. Où sont mes préservatifs ? se demanda-t-il. Et mon ticket de métro. Puis son visage devint blême quand il vit que l'étiquette de boite de chat avait elle aussi disparu ! Une seule personne a pu faire ça ,se dit-il , mais quel jeu joue donc cette dame ! En prononçant ces paroles dans sa tête, des souvenirs lui revinrent à l'esprit !

Mais c'est bien sur !...........

Il se rappela qu'il venait d'avoir un coup dur et que Christine l'avait sauvé

Quant aux préservatifs, il se dit qu'il avait dû les utiliser, chaud lapin qu'il était.

Mais il n'avait en fait plus de souvenir de Christine. Le pôvre. Il n'a jamais su ce qu'il avait perdu en la quittant, dans sa folle jeunesse.

Et maintenant, il ne se rappelait même plus pourquoi la disparition de l'étiquette de boîte pour chat le troublait tellement.

Sûr, il avait dû surprendre un truc louche.


Dernière édition par le Sam 21 Jan - 4:20, édité 3 fois
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 2:25

Suite.

Chapitre III

Eurêka

Christine, pendant ce temps là, scrute les boites dans les rayons pour chats. Mais elle ne trouve rien qui ressemblât à cette étiquette dans les rayons du Delhaize . Après avoir visité différentes grandes surfaces, elle est toujours bredouille.

Elle se rend finalement au GB le plus proche et va directement au rayon des boites pour chats et que voit-elle ? Là, entre Ronron et Whiskas, une boite avec une étiquette montrant sous une tête de chat, une téte de souris et une inscription "corned de souris". Une étiquette toute pareille à celle que Christian avait sur lui !

Cette boite est unique et comme qui dirait, un peu cachée comme si personne ne devait la trouver. Mais elle n'a pas échappé au flair de Christine qui, détail non sans importance, est une arrière-petite-fille de Derrick !

Christine se souvient tout à coup qu'elle n'a pas pris son porte-monnaie avant de quitter la maison. Comment payer ? se dit-elle ! Une idée lumineuse jaillit soudain : "je n'ai qu'à la voler comme je fais d'habitude" et elle s’empare de la boîte pour se diriger ensuite vers la sorite du magasin ........

Arrivée à proximité des caisses, Christine se met à réfléchir. Certes, elle a oublié son porte-monnaie mais, finalement, elle ne va pas voler pour autant. Elle n'a jamais fait ça. Et ne le fera jamais. Même si de mauvaises langues lui ont prêté ce défaut et notamment Christian. Et même si à force d'être montrée du doigt, elle a cru qu'elle se comportait aussi mal. La rumeur, ça ne tue pas tout de suite, mais ça vous démolit la cervelle, parfois.

Malheureusement, comme Christine a perdu beaucoup de temps en vaines visites de magasins, l'heure de la fermeture approche. Seule solution : trouver une bonne âme à qui emprunter. Miracle : une caissière qui connaît Christine accepte de lui prêter la modique somme nécessaire. Christine se confond en remerciements et sort retrouver le "vilain" Christian qui a une si piètre opinion d'elle. Pourquoi désire-t-elle autant qu'il s'en sorte. Les mystères du coeur sont plus insondables que les grandes abysses.

A la sortie du magasin, elle appelle un taxi qui ne s'arrête pas. Elle se met à courir en pensant qu’après tout, elle évitera de payer une course de taxi et elle arrive enfin chez elle toute essoufflée !

Epuisée, elle sonne à la porte...driiiiiinn.. mais personne ne répond ! A l'intérieur, Christian, encore à moitié endormi, est plongé dans ses réflexions. Il entend bien la sonnette mais ne fait pas le rapprochement avec la présence de quelqu'un qui sonne ! C’est qu’il encore un peu sonné.

Heureusement Christine a plus d'un tour dans son sac. Elle en sort sa clef et l’introduit délicatement dans le trou de la serrure, fait tourner cette clef dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Il n’y a plus qu’à pousser la porte pour entrer ! .......


Dernière édition par le Ven 20 Jan - 3:58, édité 2 fois
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 3:24

Allez, je suis gentille : je vous donne encore un chapitre.


Chapitre IV

Un mort sur la neige

Christine n'a pas remarqué, dans sa course folle, qu'un individu bizarre la suivait jusqu'à sa demeure;

Mais à peine a-t-elle tourné la clé dans la serrure, que ledit individu l'interpelle en lui disant d'écouter une mise en -garde.

« Ne vous mêlez pas de cette histoire, il pourrait vous en coûter la vie. »

Et sur ces mots, le type étrange gargouille quelque chose en crachant du sang. Il s'efffondre dans la neige, toujours aussi compacte sur le trottoir.

Christine, qui avait déjà eu sa part d'horreur, reste paralysée pendant un court moment. Mais la vie en elle est vivace. Elle se ressaisit donc.

Elle secoue le type, qui ne répond pas et pour cause : avec un poignard planté dans le dos, difficile d'encore parler, si ça remonte à plus d'une demi-minute.

Ciel, c'est qui, ce quidam ? Et les couleurs lui revenant sur la figure, Christine se penche sur le cadavre - c'en est un, un vrai. Et elle voit dans la main crispée du mort, un bout de papier qui ressemble étrangement à l'étiquette de la boîte pour chats qu'elle vient d'acheter. Dans son trouble, elle ne s'aperçoit pas qu'elle a refermé la porte.

Tout à coup une question lui traverse l’esprit. Qu'est devenu le bocal contenant la balle qui avait blessé Christian?

Christine rouvre sa porte et constate avec stupeur que sa maison a été visitée en son absence.. Bien sûr, Christian a dû s’endormir épuisé...Rien ne semble anormal et pourtant...

"Le bocal …. où est le bocal?" gémit-elle. Le bocal a disparu!

Dans son effarement, Christine laisse tomber la boîte pour chat qu'elle se préparait à déposer sur la table de la cuisine.

Alors qu'elle a déjà décroché le téléphone, elle se ravise : « il faut que je regarde à quoi ressemble ce cadavre.».

Christine ressort de la maison et là, une surprise de plus l’attend : le cadavre a disparu lui aussi.
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Polichinelle
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 20:51

éh ben , trés bonne idée, un feuilleton va nous "tenir en haleine"....Et il promet bien dans ce sens là.... deja un cadavre et demi en 4 chapitres... ! joli! contunues!
En plus si le marin est un des personnages -clef... çà me permets de mieux encore "sentir l'ambiance"!
Ben alors , La suite ! La suite!... sur l'air de lampions!
Bisous
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 21:45

OH OUI RAMSES... on est tout ouie !

thumleft
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 22:02

Patience, j'ai encore quelques chapitres déjà prêts.

Le temps de faire mes petites courses et je les poste.
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Ven 20 Jan - 23:57

Nous patientons, Ramsès, fais ce que tu as à faire.
Merci ! Lara
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 0:46

Suite.


Chapitre V

Que faire, maintenant ?

Que faire ? Pour commencer, ouvrir la boîte pour chat. A l'intérieur de la boîte, Christine trouve un sachet contenant une poudre blanche. Ciel, de la drogue !

Maintenant, si elle téléphone à la police, ce sera très embarrassant. En effet, elle n'a plus de chat (dans son émotion de la veille, son esprit l’avait fait revenir au temps où elle en avait un) et la police pourrait donc la soupçonner de trafic de drogue.

Une idée lui vient : son amie Georgette, qui exploite un restaurant chic mais fréquenté par certains personnages un peu douteux, pourra peut-être l'aiguiller vers quelqu'un qui saura quoi faire de tout ça.

Sans plus attendre, elle se met en route, non sans avoir vérifié que Christian dort maintenant paisiblement.

Une fois arrivée au restaurant de son amie, à l'enseigne "Au Dragon doré", elle raconte tout à Georgette. Ayant réfléchi un moment, celle-ci entraîne Christine vers une table où un personnage à l'allure assez inquiétante déguste un souper fin.

Georgette présente Christine au personnage qui se prénomme Jacky, dit "Chahut".

Christine se demande avec inquiétude si elle a bien fait, finalement. En effet, avec ses rouflaquettes, sa casquette d'apache, sa cravate jaune, sa chemise noire, son costume blanc et ses pompes voyantes, il n'y a aucun doute sur le milieu auquel il appartient.

L'individu scrute Christine de ses yeux clairs de chat. Christine, mal à l'aise, lui raconte toute l'histoire qu'elle vient de vivre.

Il fronce les sourcils et finit par dire : bon, on va s'en occuper.

Christine rentra chez elle, tandis que Jacky prenait son pousse-café et savourait le coûteux havane par lequel il terminait toujours un bon repas.

Chemin faisant, elle ruminait : qui était ce type dont elle n'avait même pas eu le temps de voir le visage ? Trafiquant ou policier ?

Elle n'aurait sans doute pas de réponse avant que Jacky ne fasse sa petite enquête dans le milieu.

Rien d’autre à faire que d’attendre et de s’occuper de Christian.

Arrivée à la maison, rue de la Tranquillité (!), elle fut soulagée de trouver Christian encore endormi mais avec le visage détendu.

Elle n'avait pas trop envie de dormir sur le canapé, alors que Christian, se sentant moins faible, avait réussi à gagner le lit. Aussi, après le strip-tease habituel du soir et après s'être brossé les dents dans tous les sens, comme préconisent les dentistes, et après avoir bu son petit verre de vin rouge (pour la route), elle se glissa entre les draps à côté du grand corps tiède.

C'est tout juste si elle ne ronronnait pas quand elle s'endormit. Et bientôt, elle rêva qu'un ange plein de lumière l'emportait au septième ciel.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 0:51

Suite. Arf, j'ai peur de m'emmêler les pinceaux dans la numérotation des chapîtres.


Chapitre VI

Une cure efficace pour Christian

Plongée dans son rêve, Christine se revoyait vingt ans plus tôt avec son beau Christian qui lui avait promis monts et merveilles. Il lui apparaissait dans son sommeil comme l'archange Gabriel. Et l'archange développait une telle lumière et une telle chaleur que Christine ne savait plus où elle était.

Quand soudain, le réveil fut brutal.

Christian avait de la fièvre et laissait échapper des mots bizarres. « Que le grand cric me croque » et autres trucs de sapajous. Mais ce qui était inquiétant, c'est qu'il parlait aussi de boîtes pour chat trafiquées, qu'il avait découvertes dans la cale de son rafiot. Et également d'un individu de type asiatique qui voulait mettre la main sur ces boîtes.

Christine se demanda si ce type asiatique n'était pas celui qui était venu derrière elle, la veille, pour la mettre en garde, avant de rendre à Dieu sait qui, sa petite âme probablement très noire

Elle se leva péniblement, à cette pensée, et en regardant dans le miroir de la salle de bain, sa petite mine toute chiffonnée, elle pria : pourvu que Jacky puisse m'aider.

Mais, bien évidemment, depuis la veille, Jacky n'avait pas donné signe de vie.

Ce doit être pour ça : l'ordi de Georgette était en panne et il a d'abord essayé de la dépanner avant de s'occuper des problèmes de la pauvre Christine

Et pendant ce temps-là, Christine, toute seule avec ses pensées, rumine, rumine et rumine encore !

En attendant, il faut s'occuper de la fièvre de Christian.

Ce n'est pas de la tarte, ça. Christine s'en va à la cuisine pour faire bouillir de l'eau afin de pouvoir faire des compresses sur le front, les poignets et les chevilles de Christian. Pas brûlantes, les compresses, bien sûr, mais après refroidissement ! Appliquées avec un zeste d'amour, elles devraientt faire l'affaire. Et pour le reste, un peu de miel,

Peut-être aussi un peu d'aspirine ! Ou de tisane de buis, dégueulasse, terriblement amère, mais très efficace.

Encore faut-il arriver à desserrer les mâchoires du blessé !

Christian, enfin, desserre les mâchoires et avale le « nectar » que Christine a préparé. Beuurrrk, s’écrie-t-il, que m'a -tu donc fait boire ? Ca me brûle la gamelle, mes boyaux se tordent … T'aurais pu rajouter un peu de sel !

Et petit à petit l'esprit de Christian refait surface,

La purge que Christine a fait avaler à Christian l'a réveillé définitivement, ses idées reviennent à la vitesse grand V,
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 0:58

Chapitre VII

Christine et Christian commencent à se retrouver

Christine, que fais-tu là ? Je t'aime encore tu sais !, Mais que se passe-t-il ? Remettons tout en place!

Bon, j'ai reçu une balle, tu m'as guéri, t'as fouillé mes poches et tout piqué, Que vais-je devenir sans préservatifs? Mais le plus important est mon étiquette. Ou-est-elle ?

Je l'ai, ne t'inquiète pas.

Ce qu'on va faire, dit Christine, c'est d'abord essayer de remettre un peu d'ordre dans nos idées, parce que maintenant, je me souviens : c'est une étiquette et pas une boîte que j'ai vue dans la main du cadavre et je ne peux pas dire si c'était vraiment un asiatique comme je le pense. Je l'ai à peine entrevu et ensuite, le cadavre a disparu.

Par ailleurs, j'ai une boite avec la même étiquette dessus !

Ouvrons cette boite, fait Christian d'un ton à l'huile.

C'est déjà fait, répond Christine !

Et alors ?

Devines ce qu'il y avait dedans ?

J'sais pas !

Devine quand même !

Au hasard : de la drogue !

Oui, c’est tout à fait ça, mais jure-moi que tu n'as pas triché !

Je te le jure sur la tête de mon percepteur !

Ah bon , j'ai eu peur !

Qu'allons-nous faire ? dit Christian !

La boîte avec la drogue, je l'ai trouvée dans une grande surface. Et c'est après ça que j'ai été voir mon amie Georgette qui m'a mise en contact avec Jacky "Chahut". Je t'ai raconté l'histoire, mais apparemment tu n'en as rien retenu.

Enfin, il y a une lueur d'espoir, puisque tu dis que tu m'aimes toujours. Tu es sûr que tu te souviens de Christine ? Ne serait-ce pas plutôt parce que tu te méfies de la dame que tu essaies de l'embobiner ?

J'aimerais que tu recouvres la mémoire intégralement parce que nous aurons fort à faire pour nous maintenir en vie. Parce que, figure-toi, en débarquant sur mon trottoir, tu as mis ma vie en danger aussi.

Christine, à ces mots, s'assombrit. Ne va-t-elle pas retrouver Christian pour le perdre encore une seconde fois - définitivement - et y perdre la vie elle-même, pour avoir surpris un secret mortel ?

Ne se tenant plus, elle étreint Christian avec fougue.

Aîe, tu me fais mal. Tu as oublié que je suis blessé ? Sommes-nous deux amnésiques, maintenant ?

Pardon, mon amour, dit Christine. je ne voulais pas rouvrir la plaie.

En attendant, nous sommes là, avec toi, blessé, un cadavre, deux étiquettes, une boîte pour chat qu'on ne peut même pas jeter aux moineaux – de peur de les empoisonner -, un sachet de drogue qu'on devrait jeter dans la cuvette du WC. Non, on ne peut pas, pour le sachet, il pourrait servir tout de même à des fins d'identification.

Zut, Christian ! Je n'ai même pas pensé à mettre des gants quand j'ai extrait le sachet de la boîte. Je suis cuite. On va y trouver mes empreintes.

Notre salut doit venir de Chahut. Mais je crains que pour le moment, il ne soit encore trop occupé. Mais je crois savoir par où il va commencer ses recherches.
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Ramsès II
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:01

Suite.


Chapitre VIII

Chahut trouve une première piste

Pendant ce temps, Chahut était parti, comme Christine le supposait, en direction de la rue de Stassart. Il arriva bientôt en vue d'une maison où brillait une lanterne - verte !

Chouette, elle n'est pas occupée, se dit Chahut.

Et de fait, la jolie petite dame rousse en guêpière lui ouvre la porte avec enthousiasme.

Heureuse de te voir mon grand loup !

Mais Chahut n'est pas d'humeur câline, vu ce que Christine lui a raconté.

Salut, Cocotte (Cocotte, alias on ne sait pas qui, vu le secret qu'elle garde sur son identité mais qui doit son surnom à son habitude de s’inonder de parfum à bon marché), tu me pardonnes de ne pas être cette nuit ton amant de coeur. Si je suis venu, c’'est que j'ai un service à te demander.

Aurais-tu reçu, de ces jours-ci, un individu à l'allure louche - plus louche que la mienne - qui t'aurait demandé un service bizarre, ne relevant pas de ta profession ?

La belle rousse fronce les sourcils - silence de mort.

Chahut insiste : si tu sais quelque chose, dis-le moi, il y va sûrement de plusieurs vies.

Et moi, dit Cocotte,, si je parle, qui me protégera ?

Et Chahut de dire : personne ne saura que tu auras parlé. Je viens te voir comme d'habitude. Pourquoi les assassins auraient-ils des soupçons ? Parle, je t'en prie.

Cocotte, à ces mots, se trouble, au bord des larmes. J'ai vu un asiatique qui tenait des propos incohérents, il voulait connaître encore une fois le bonheur d'être avec une femme, avant d'être trucidé, à ce qu'il pensait.

Dans un moment d'abandon, il a murmuré des choses que je n'ai pas comprises concernant la maffia russe !

Zut, se dit Chahut, voilà qui va m'obliger à aller voir ce qui se passe à Anvers.

Et il ne t'a rien dit concernant un trafic de drogue, avec des sachets dissimulés dans des boîtes pour chats d'une marque spéciale ?

Ce qui sortit de la bouche de Cocotte à ce moment-là fut plutôt une sorte de borborygme. Et ses yeux s'élargirent comme des soucoupes. Ah, râla-t-elle, si je te le dis, je suis morte à coup sûr.

Mais encore, dit Chahut ? Rassure-toi, je les tuerai plutôt avant qu' "ils" ne te tuent ! En attendant, dis-moi tout.

Ben, c'est que l'asiatique avait voulu flouer cette maffia russe. Il avait réussi à intercepter une cargaison de boîtes trafiquées qui étaient dans la cale d'un rafiot commandé par un nommé Christian. Celui-ci apparemment, ne se doutait de rien. J'espère qu'il ne l'ont pas tué !

Rassure-toi, dit Chahut, le Christian est en bonnes mains - et croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer -, personne d'autre que les malfrats ne seront tués.

Par ma foi, dit Jacky, je crois bien que c'est encore Vladimir Raskolnikoff qui est derrière tout ça, ce putois, ce chacal, cette vermine …. Je suis bien décidé à lui régler son compte.

Tentant de rassurer Cocotte - qui elle, ne se sent pas tellement tranquille -, Jacky sort de la poche de son beau veston (à 500 €, mazette !) un élégant mouchoir de soie et se met en devoir d'essuyer les magnifiques yeux verts de la belle - en pleurs comme une fontaine en été.

Cocotte s'étant un peu calmée, Jacky, après lui avoir posé sur le front un chaste et doux baiser, décide de retourner chez Georgette. C'est qu'il a encore un petit creux !

Sacrebleu, pense-t-il en cours de route : "pourvu que Georgette ne se doute de rien, déjà qu'elle est si soupçonneuse !".
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:07

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Chapitre IX

Les foudres de Georgette

Il fait froid, mais le ciel est étoilé et la nuit n'est pas noire : les rues à Bruxelles sont éclairées quasi a giorno. La promenade à pied - qui le change de sa luxueuse voiture - une de ces voitures que l'on peut admirer dans les films de gangsters - lui fait du bien. L'air vif lui fouette le sang et c'est sans même s'en apercevoir que Jacky se retrouve devant la porte du "Dragon d'or".

Le restaurant est maintenant fermé, l'enseigne est éteinte et pas une lumière ne filtre. Jacky sait pourtant que Georgette l'attend et qu'il trouvera, dans la chambre bien chauffée, doucement éclairée par des lumières tamisées. un plateau d'en-cas et une flûte de champagne, sur la table de chevet, à côté d'un lit douillet garni de draps de satin rouge

Jacky, ayant à peine fini de tourner la clé dans la serrure, se retrouve soudain face à face avec une Georgette furibarde dont les yeux de velours lancent des éclairs. Elle est belle quand elle en colère, sa luxuriante chevelure brune ondulant comme les épis d'un champ de blé noir lorsque le vent se lève. Avec sa chemise de nuit qui flotte autour d'elle, elle ressemble à une Walkyrie.

"Alors, Coco", dit-elle. C'est à cette heure que tu rentres ? Dis-moi pour quoi tu me prends ? Je suis tout juste bonne à te nourrir et te câliner ? Et aussi à penser tes plaies quand tu prends un mauvais coup ? Et d'où viens-tu, mauvais garçon ?

Jacky, qui se sent blêmir intérieurement, se dit qu'il va devoir trouver quelque chose de plausible.

"Ma douce, calme-toi. Je viens de mon club où j'ai esssayé de recueillir quelques renseignements à propos de cette affaire de ta copine Christine."

Georgette n'est pas trop dupe, mais elle ne sent pas d'humeur trop belliqueuse et elle décide donc de faire semblant de croire l'infidèle. Elle a en effet des soupçons depuis longtemps mais préfère ne pas vraiment ouvrir les yeux.

Jacky, sentant que Georgette s'est radoucie, se fait fort de lui faire avaler n'importe quel bobard.

"Mon petit oiseau des îles, je suis souvent obligé de te laisser pour vaquer aux occupations requises par mon commerce, mais tu sais combien je tiens à toi."

A ces mots, Georgette fronce les sourcils. On y est, il va encore lui raconter des trucs à dormir debout.

Et Jacky d'expliquer qu'il a appris que le mort trouvé par Christine sur son trottoir pourrait être un asiatique qui aurait trempé dans une affaire de drogue et qu'il aurait été tué par la maffia russe d'Anvers.

"Donc, ma bien-aimée, il est très possible que je doive bientôt me rendre dans la métropole flamande afin d'en apprendre plus pour pouvoir aider Christine."
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:19

Suite.


Chapitre X

Où la police entre en scène

Pendant ce temps-là, l'agent de police Benoît Proximus s'ennuie à 100 € de l'heure dans son bureau décrépi du commissariat de la rue de Brabant, où il est de garde encore pour le reste de la nuit.

Benoît le Taciturne, comme le surnomment ses collègues, rêve de poursuivre les malfrats, dans une équipée échevelée comme il en voit à la télé, les soirs où il n'est pas de corvée. Manque de pot, il est fait comme un rat dans ce job sans avenir.

Soudain, un bruit insolite le tire de ses pensées plus noires que le plus noir des gouffres que l'on trouve sur la planète.

C'est bizarre. On dirait un bruit de couvercle de poubelle qu'on rabat en toute hâte.

N'écoutant que son courage, Benoît sort du commissariat pour aller inspecter la ruelle avoisinante dans laquelle le tenancier de la gargotte du coin entrepose ses poubelles.

Zut, il n'y a personne. Mais Benoît, s'il ne parle pas beaucoup, a quand même des yeux pour voir. Ciel ! Qu'est-ce que ce truc qui dépasse du premier conteneur ?

On dirait bien que c'est une jambe mais le pied qui est au bout de cette jambe est nu. Où, est donc passée la chaussette, se demande Benoît ? Par ce temps sibérien, il n'est pas raisonnable de se promener pieds nus.

Dieu ! C'est un cadavre !

Benoît, à ce moment, en bon pandore qu'il est, n'a d'autre ressources que de faire appel à sa hérarchie. Il ne va pas être content, l'inspecteur principal Bill Diamant ! Pas de chance, c'est son jour de repos. Mais il faut ce qu'il faut.

Une demi-heure après, arrivent sur les lieux ledit inspecteur, le médecin légiste Le Vadrouilleur et le substitut du procureur, Georges-Patrick du Var.

« Eh bien, agent Proximus, que se passe-t-il ? Pourquoi avez-vous quitté votre poste ? » demande l’inspecteur.

Patron, je vous l’ai quand même déjà expliqué au téléphone.

Ah, oui, c’est vrai mais je dormais si bien quand la sonnerie m’a brutalement fait émerger de mes rêves.

Ronchon, l’inspecteur passe les doigts dans son abondante tignasse rousse, puis tire sur son blouson de cuir marron, fait le geste de remonter son pantalon en toile jean délavée et enfin, fronce les sourcils et bat des cils, ce qui fait que ses yeux bleu glacier semblent clignoter. C’est ce qu’il fait toujours quand il est contrarié.

Alors, agent Proximus, montrez-nous votre trouvaille.

Et les quatre de se diriger vers la poubelle où gît le corps.

Benoît et son chef extraient celui-ci de son bizarre cercueil. Il n’est pas bien lourd, le mort, ni bien grand.

Le médecin légiste se met alors en devoir de pratiquer un premier examen du cadavre. Avec son costume fripé , son pantalon en tuyau de poêle, son crâne presque totalement dégarni, ses petits yeux noirs ressemblant à des boutons de bottines, il ne paie pas de mine, le pauvre. C’est pourtant un très brillant praticien dans sa partie.

Bon, à première vue, il s’agit d’un asiatique – reste encore à déterminer de quelle origine précise. Le médecin constate que l’homme porte une plaie dans le dos, qui doit être à l’origine du décès. L’autopsie permettra d’en apprendre plus sur la nature de l’instrument qui a causé cette blessure et sur l’heure de la mort.

Toutefois dit Le Vadrouilleur, on peut supposer, vu que la rigidité cadavérique ne s’est pas encore installée, que cette mort ne remonte pas à plus de trois heures. En effet, en cas de mort violente, le corps se raidit bien plus rapidement qu’en cas de mort naturelle paisible.

Le légiste ayant terminé, l’inspecteur se met en devoir de fouiller les vêtements du cadavre. Pas de papiers d’identité. Les vêtements sont de facture médiocre et ne portent pas d’étiquette qui permettrait d’identifier la marque. Dans les poches, rien que quelques pièces de monnaie, un trousseau de clés et une note de restaurant froissée

Mince, se dit l’inspecteur, avec tout ça, on n’est pas sorti de l’auberge. N’importe, les analyses du labo permettront peut-être de trouver quelque indice

De son côté, monsieur le Substitut contemple la scène avec un air de profond ennui. « Pourquoi diable ai-je choisi d’exercer ce stupide métier ? » pense-t-il.

Ce beau jeune homme, doté d’une magnifique chevelure noire et d’yeux verts pailletés d’étoiles marron, a fière allure avec son élégant pantalon beige bien coupé et son non moins élégant blazer bleu marine qui dénotent la patte d’un bon faiseur.

« Dire que j’aurais pu me tailler une place de choix dans la bonne société en tant qu’avocat, mais non, il a fallu que je me mette en tête de voler au secours de la veuve et de l’orphelin, pour gagner des clopinettes. »

« Le Vadrouilleur, vous m’adresserez aussi vite que possible le rapport d’autopsie et vous, Diamant, vous lancerez sans tarder un appel à témoins. »

Dans l’intervalle, Benoît, qui a quelque fois une idée, n’a pas perdu son temps. Il a inspecté de plus près la poubelle. Eurêka : un bocal, éclairé par la pâle lumière lunaire de cette fin de décembre, scintille tout au fond, sur un lit d’ordures puantes.

Heureusement, il a toujours dans la poche de sa veste d’uniforme, une paire de gants qui vont lui être utiles pour prélever ce bocal sans risquer d’effacer d’éventuelles empreintes digitales.

« Patron, regardez ce que je viens de trouver ! C’est étrange, on dirait que ce bocal contient une balle »

« Bien, agent Proximus, envoyez-moi ça au labo avec le reste et rentrez au commissariat pour appeler un fourgon pour transporter le corps à la morgue. »

Vite fait, bien fait, le fourgon arrive en silence dans la nuit sereine. Ce n’est pas l’heure de faire retentir la sirène.

Ouf, le travail est terminé pour ce soir. Le légiste, l’inspecteur et le Substitut peuvent enfin retourner à leurs pénates, laissant l’agent à son triste boulot.
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:23

Suite.


Chapitre XI

Douce nuit !

Pendant ce temps-là, Christian et Christine, crevés à force de se creuser la cervelle, ont fini par se laisser tomber comme de vieux chevaux morts sur le lit trop petit de Christine.

Par ma foi, dit Christian, vu la température du dehors, ça fait du bien de se réchauffer !

Christine, même, si elle n’a pas encore trop sommeil, lui dit de se la jouer cool, parce qu'elle veut bien servir de chaufferette, mais pas de couette.

Et puis, avec toutes ces émotions à répétition, elle n'a plus qu'une envie : aller voir les anges dans sa tête.

N'empêche, malgré le fait qu'elle crâne, elle ne peut se défendre d'être inquiète. Et si Jacky-Chahut ne trouve rien, devront-ils trembler le reste de leurs jours peut-être déjà comptés ?

Christine ne sait évidemment pas que les keufs ont trouvé "son" cadavre. Et même, si elle le savait, elle ne dormirait pas mieux pour autant.

Avant de tenter de s'endormir, elle jette encore un oeil sur la blessure de Christian. Ok, ça ne saigne plus. il a un tempérament de lézard, celui-là : du genre à avoir quelque chose qui repousse quand il en est amputé !.

X X X

A peu près au même moment, Jacky, tout miel, tout sucre, tente d'amadouer sa bien-aimée Walkyrie. Celle-ci - en dépit de sa résolution de rester calme - du fait qu'elle ne se fait guère d'illusion, a le poil hérissé, l'oeil flamboyant et les voiles qui volent.

"Mais mon petit colibri, tu sais bien que j'ai des affaires à faire à Anvers."

Et j'irai là-bas dès demain et je reviendrai aussi vite que je le pourrai, ajoute-t-il - en se disant in petto qu'il ne reviendrait pas sans avoir visité son copain Chang qui exploite un restaurant chinois non loin du port et qui emploie deux ou trois belles petites poupousses aux yeux délicieusement bridés et au gracieux popotin sanglé dans une belle robe de soie rouge, fendue sur le côté, haut sur la cuisse.

La nuit se faisant plus pressante, le couple finit par s'endormir, l'un rêvant aux belles Chinoises à trousser et l'autre se pourléchant en esprit à l'idée des supplices à infliger aux hommes infidèles.
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:30

Suite.


Chapitre XII

Et quand le matin revient ….

Au petit matin - enfin, c'est relatif - Christine qui d'habitude dort jusqu'à midi se réveille vers les 8 heures.

Que fait-il là, cette sorte d'orang-outang qui est couché béat dans son lit ?

Zut ! C'est Christian qui cuve encore le "nectar" qu'elle lui a fait prendre la veille.

C'était quoi, encore ? Elle ne sait plus ce qu'elle lui a fait ingurgiter comme mixture. A voir la bouteille de vodka quasi vide sur la table de la cuisine, elle a dû lui en filer une bonne rasade !

Mais en fait, pourquoi est-il revenu lui compliquer la vie ? Là, elle va le cuisiner, dès qu'il ouvrira un oeil. C'est pas permis !

Surtout, elle voudrait savoir pourquoi il l'a laissée, sans même un mot d'excuse, pendant toutes ces années où elle a été condamnée à la solitude ou bien aux médiocres aventures de passage.

Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e). C'est ce qu'on dit mais ça ne réchauffe pas les pieds en hiver quand il neige et que le chauffage est en panne.

Surtout quand le chien a bouffé la vanne thermostatique.

Que se raconte-t-elle, là ? Il y a longtemps que son bien-aimé chien s'est fait la malle pour les beaux yeux d'une mignonne chienne fondante à souhait.

Et le maître de la bestiole n'a jamais cherché à savoir d'où venait ce petit monstre qui a conquis sa jolie petite chienne.

En fait, Christine affabule. Elle n'a pas perdu de chien dans la rue, sauf que celui qu'elle avait l'a quittée paisiblement, un matin de fin octobre, il y a maintenant deux ans passés.

Mais c'est ce singe de Christian qui a fait remonter tous ces souvenirs.

Dans la tête de Christine, il y a des humeurs de vitriol.

Cool, Christine. Tout ça ne sert à rien.

Mais il faut pourtant que Christian, qui ronfle encore avec un souffle de baleine, se réveille.

Christine, à cette idée, part d'un rire homérique. C'est trop drôle, si on songe que cet escogriffe a bourlingué sur toutes les mers de la planète !

Et c'est ce rire qui doit secouer tout le quartier qui réveille le Christian.

X X X


A peu près à la même heure, Jacky ouvre un oeil un peu injecté - rapport au champagne qu'il a ingurgité au début de la nuit.

Georgette repose tranquillement et sourit aux anges, comme son soufflle léger le laisse imaginer.

Jacky se sent déjà coupable de ce qu'il s'apprête à faire. Mais bof, à la guerre comme à la guerre, y a pas, faut y aller ! C'est ce qu'ils disent tous pour se justifier !
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MessageSujet: Re: Un roman en feuilleton, ça vous dit ?   Sam 21 Jan - 1:52

Suite. Dernier chapitre pour ce soir.


Chapitre XIII

Les premiers résultats du labo

Pendant ce temps, l'agent Benoît Proximus a été relevé de sa corvée par son collègue de jour, l'agent Florent Demoncoeur. Drôle de noms qu'ils ont tous ! Drôle de pays aussi ! Qui passe pour un pays où l'on ne bouffe que des frites et des moules et où ne boit que de la bière !

Vers 11 heures, alors que Jacky se trouve en première classe dans un train pour Anvers, le téléphone sonne au commissariat de la rue de Brabant. Le labo a fait des découvertes intéressantes.

Dommage, pense Florent qui n'est pas égoïste, Ben aurait aimé en avoir la primeur.

Mais c'est comme ça, la vie !

Donc, le préposé aux analyses fait part de ce que contiendra le rapport d'autopsie et autres trouvailles de nature à faire avancer l'enquête. Le rapport officiel sera adressé à Bill Diamant qui, pour le moment, abuse de son grade pour récupérer plus qu'il ne faut de sa nuit à moitié blanche.

D'après les examens, le mort serait un Chinois en provenance de Hong Kong.

Il ressort de la dissection du cadavre qu'il aurait mangé des nouilles sautées au poulet, au jambon, aux oeufs et aux petits légumes, environ, cinq heures avant de se faire méchamment suriner. Reste encore à trouver où il aurait fait un tel repas, de surcroît arrosé d'un thé au jasmin dont on devrait retrouver la marque et le restaurant où il a été consommé.

Et l'autopsie a confirmé que la cause de la mort était un coup de poignard asséné par quelqu'un de plus grand et gaucher, vu la trajectoire de l'arme.

En plus, deux cheveux blonds ont été trouvés sur la veste du mort.

Quant aux vêtements, d'après les recherches, ils ont été achetés, semblerait-t-il dans une grande surface spécialisée dans les fringues, à Anvers. « Tiens, pour une fois, « ils » ont fait vite ! »

Coup de bol, se dit l'agent Demoncoeur. Heureusement qu'on a de bonnes banques de données pour toutes ces analyses !

L'arme du crime, en revanche, n'a pas encore été identifiée. Mais d'après la plaie, il se pourrait que ce soit un criss malais.

Quant à la balle retrouvée dans le bocal, il s'agirait d'un projectile tiré par un revolver de calibre 32 S & W (Smith et Wesson) - un vieux modèle qui semble être rare sur le marché illégal des armes à feu
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